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" Il faut rester dans les consignes du début jusqu’à la fin du match "

Blessé au genou lors de la réception de Quimper (27 mars), Gary Florimont a rejoué samedi dernier, à l’occasion de la réception de Charleville (90-58).
Gravement blessé en décembre 2016, le joueur a su revenir et monte désormais en puissance à l’entame du sprint final de Pro B.
A quelques jours d’affronter Roanne à la Halle Vachresse, entretien avec le guerrier du SLUC.
Gary, heureux d’avoir retrouvé les chemins des parquets samedi soir ?
Oui très heureux, d’autant plus sur une victoire avec la manière ! C’était une soirée positive.
Es-tu encore gêné par tes douleurs au genou ?
Non, c’est uniquement de l’appréhension désormais et non pas de la douleur.
J’ai perdu quelque peu le rythme après 12 jours d’arrêt, il fallait donc le retrouver rapidement… c’est ce que j’ai fait.
Joues-tu avec une certaine appréhension de revivre une blessure comme celle que tu as vécue en décembre 2016 (rupture du tendon d’Achille) ?
Tout le temps. Encore plus quand on joue à Nancy car c’est sur ce parquet que je me suis gravement blessé.
J’y pense pendant mes 2-3 premiers allers-retours mais après la peur s’estompe et je me sens mieux physiquement mais également mentalement.
Désormais, j’ai ce besoin d’être chaud rapidement pour ne plus penser à ma blessure et jouer de manière plus libérée…. Dans mon rôle d’Energyser c’est une nécessité.
Que réponds-tu à ceux qui scrutent sans cesse le moindre de tes faits et gestes ?
J’ai choisi un métier de « spectacle » où nous sommes exposés.  Je sais donc pertinemment que je vais être observé et critiqué. On est prévenu, on le sait, mais c’est bien évident que cela ne fait jamais plaisir.
Ce qui m’embête le plus c’est d’être critiqué sur mon investissement, car je donne 100% à chaque instant où je suis sur le parquet.
Je relativise donc énormément, et je me dis que si je suis critiqué, c’est que la personne apporte de l’attention à ce que je fais.
J’ai donc une possibilité de lui faire changer son avis en continuant à travailler.

« On a été très nul dans l’investissement, dans l’impact… dans tout quoi ! »

Sur le plan personnel, on te sent monter en puissance à l’approche de la fin de saison.
C’est le cas oui, mais je me sens bien depuis le début de saison.
On ne sort pas indemne d’une grosse blessure comme la mienne sans douter. Tant qu’on ne l’a pas vécu on ne peut la décrire.
J’essaie donc de monter en régime parce que l’équipe aussi a besoin de monter en puissance pour terminer fort la saison et arriver en confiance pour les Playoffs.
J’ai un profil qui plait ou qui ne plait pas, mais je me suis toujours sacrifié pour mes coéquipiers et pour le bien de l’équipe.
Je connais mon importance au sein d’un club, il suffit de discuter avec mes coéquipiers pour savoir à quel point je suis précieux pour eux, aussi bien dans l’échange, que dans les petits détails sur le terrain qui leur permettent de jouer sereinement. Je dis ça en toute modestie.
Quel est l’enjeu avant les six derniers matchs de la saison ?
L’enjeu c’est de progresser, mais dans ce que nous voulons faire et mettre en place (collectivement, défensivement, offensivement) pour arriver avec le plus d’aisance possible en Playoffs et emmagasiner le maximum de confiance.
On va jouer pour gagner mais tu peux gagner un match en jouant très mal et perdre un match en jouant très bien. Une victoire peut parfois faire plus de mal qu’une défaite où nous avons bien joué.
On va donc chercher à jouer les matchs qui restent pour progresser et pour se donner confiance collectivement et individuellement afin d’être prêts à aller chercher un résultat sur ces playoffs.
Dimanche vous vous déplacez à Roanne, quel souvenir gardes-tu du match aller ?
On a été très nul dans l’investissement, dans l’impact… dans tout quoi !
Contre Roanne, à aucun moment nous ne nous sommes donné les moyens de parvenir à un résultat. On n’a pas respecté le travail que nous avions fourni en amont de la rencontre. On n’a rien montré du tout … plus particulièrement à notre public…
L’objectif c’est d’aller à Roanne et de leur montrer une toute autre adversité et que l’image qu’ils ont eu à l’aller n’était pas la bonne.
Le SLUC Nancy est un gros club, on doit leur prouver mais cela passera par une toute autre prestation de notre part.
Quelles sont les clés du match ?
L’investissement défensif et surtout l’investissement collectivement.
Roanne est réputée pour sa grosse défense, bien en place qui respecte les règles.
Il faudra donc rester dans les consignes du début jusqu’à la fin du match tout en y mettant une intensité de Playoffs, car c’est ce genre de match que nous allons jouer et c’est ce genre d’intensité qu’il faudra mettre pour faire un résultat.
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Q.L