Skip to content

St Quentin a les crocs !

Le SLUC Nancy qui vient d’enchaîner trois succès de rang se déplace ce vendredi au Palais des Sports Pierre Ratte à Saint Quentin, pour y affronter une équipe en plein renouveau.

Victorieux sans trembler de Gries-Oberhoffen (82-73), les protégés de François Peronnet pouvaient savourer la performance. Emmenés par Anthony Labanca (19 points) et Ron Lewis (22 points) très efficaces, les Nancéiens ont su compenser leur absence aux rebonds face à des Alsaciens qui n’ont rien lâché. 

Pourtant le déplacement proposé dans la capitale de la Haute Picardie, ne sera pas une partie de plaisir, tant l’équipe locale s’est renouvelée pour présenter un visage beaucoup plus séduisant cette saison. 

SQQ : l’atout jeune !

Sous la houlette de Julien Mahé, ancien coach à Gravelines et adepte de la formation, le SQBB a misé sur le rajeunissement d’un effectif qui avait bien du mal à figurer en ProB la saison dernière, puisqu’au moment de l’arrêt de la saison, le bilan n’était pas brillant : 17e place avec 7 victoires et 16 défaites, dû en grande partie à une défense poreuse.

Aux tauliers Ryan Rhoomes (8 points et 6,3 rebonds), Lien Phillip (11,5 points et 6,8 rebonds) et Benoît Gillet (12,7 points) est venu s’ajouter dans le cinq de départ,  le jeune et prometteur combo-guard  Hugo Besson, 19 ans, en provenance de Chalon qui fait un début de saison tonitruant (17,5 points, 3,7 rebonds et 2,8 passes). L’ailier Akwasi Yeboah, 23 ans, né au Ghana, formé en Angleterre parti jouer en NCAA a également rejoint le club picard. Il découvre la France et la ProB et apporte au SQBB, en sortie de banc, plus de 9 points et 4 rebonds malgré une adresse délicate. Enfin, le meneur américain Parker Jackson-Cartwright (1,80 mètre et 25 ans) a posé ses valises dans l’Aisne. L’ancienne star des lycées de Los Angeles a d’abord évolué en Angleterre où il affolait les compteurs terminant MVP en 2019-20 ! Au SQBB, il s’est imposé comme un meneur créateur scoreur (7,3 passes et 12,5 points) n’hésitant pas à tenter sa chance malgré une adresse perfectible.

Si l’équipe défend beaucoup mieux que la saison passée (3ème avec 74 points encaissés), le problème du SQBB se situe en attaque et plus précisément dans le pourcentage de réussite dans les tirs. Avec 41,3%, les picards se classent bons derniers de la classe, tout en artillant le plus avec 66 shoots par match ! Dans ce registre, les Nancéiens se positionnent à la 4ème place avec 47,1% pour 59 tentatives en moyenne.

Malgré tout, Saint Quentin réalise un début de championnat plutôt correct avec un bilan équilibré de 3 victoires pour 3 défaites, tout en n’ayant  joué que deux rencontres à domicile. A noter que le 16 janvier dernier lors de son dernier match, l’équipe dirigée par Julien Mahé s’est inclinée sur son parquet face à Denain (la surprise de ce début de saison) sur le score de 62-69, au terme d’un match serré de bout en bout. Ce soir là, le manque d’adresse de l’équipe a été rédhibitoire (34,5% au total et surtout un terrible 5/27 à trois points). Les shooteurs étaient dans le dur et seul Ryan Rhoomes parvenait à surnager.

 

Il faut donc s’attendre à une réaction ce vendredi, n’oublions pas que le SQBB a déjà réussi de belles performances en faisant chuter Paris Basket, Rouen puis en corrigeant l’équipe de Nantes 85-61 pourtant invaincue jusque là ! Saint-Quentin a prouvé face à des nantais médusés, qu’il fallait compter sur eux cette saison et que les coéquipiers de Benoît Gillet pouvaient jouer un rôle de trouble-fête.

Travailler encore et encore !

De son côté, le SLUC Nancy a dû batailler pour écarter les Alsaciens et François Peronnet  n’est pas totalement satisfait de la prestation de son équipe. Les joueurs nancéiens ont du pain sur la planche et vont devoir travailler les points faibles relevés par leur coach. Notamment réduire les trop nombreux rebonds offensifs laissés à leurs adversaires qui sont autant de seconde chance. Il faut aussi améliorer la concentration pour mieux démarrer les matchs et mieux contrôler le tempo. Enfin il est nécessaire de gérer les émotions pour jouer sereinement le money time. 

Le staff doit aussi remettre en confiance Enzo Goudou Sinha, qui doute actuellement, qui joue moins et laisse le SLUC évoluer sans meneur dans les périodes délicates. Enzo doit revenir pleinement aux commandes pour diriger un effectif complet où les rotations apportent énormément. L’efficacité du banc, rend d’ailleurs le SLUC particulièrement difficile à scouter… un casse-tête pour l’adversaire !

Dans l’entourage du club, on loue l’état d’esprit des joueurs, leur complémentarité et leur volonté de partager le ballon. Ce sont ces qualités qu’il faudra exprimer pour l’emporter à saint Quentin. 

Attention : Le match sera retransmis sur la chaîne Sport en France vendredi 29 janvier à l’heure inhabituelle de 16h30. Tous devant nos écrans !

 

MC